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25 Oct

Suite du séjour en pays de Loire

Publié par Comtesse94  - Catégories :  #Pays de Loire

Suite du séjour en pays de Loire

Château des Dames depuis le XVIème siècle

 

En 1535, François 1er l’intègre au Domaine Royal, en règlement de dettes. Puis le Roi Henri II décide de l’offrir non à la Reine, mais à la Favorite, Diane de Poitiers, « en tout droit de propriété, saisine et possession, pleinement et paisiblement et à toujours perpétuellement, pour en disposer comme de leur propre chose et vrai héritage ». Cette sortie artificielle de Chenonceau, du Domaine Royal, lui permettra d’être sauvé, deux siècles plus tard, à la Révolution.

Le 10 juillet 1559, la reine Catherine de Médicis, veuve d’Henri II, écarte rapidement Diane de Poitiers et installe l’autorité du jeune roi à Chenonceau, en même temps que le faste italien. Au milieu des fêtes qu’elle y donne, elle dirige le Royaume de France depuis son cabinet de travail, le Cabinet Vert. Sa belle-fille, Louise de Lorraine, épouse du Roi Henri III, devient veuve à son tour et s’installe dans le deuil au château.

Au XVIIIème siècle, c’est Louise Dupin, Dame des Lumières, qui reçoit à Chenonceau, acquis par son époux, les plus grands érudits, philosophes et académiciens français, dans son fameux salon littéraire. Cette femme d’exception sera la première à écrire un Code des Droits de la Femme, aidé de son secrétaire, Jean Jacques Rousseau, qui connut, à Chenonceau, une période de bonheur paisible décrite dans certaines de ses œuvres.

Enfin, Madame Pelouze, né Margaret Wilson, en fait, au XIXème siècle, le théâtre de sa réussite triomphante avant qu’un scandale financier n’entraine sa ruine…et la démission du quatrième président de la République Française, Jules Grévy, suite aux malversations de son gendre Daniel Wilson, frère de Madame Pelouze. Henri Menier le rachète au Crédit Foncier en 1913. A sa mort, son frère Gaston, député, puis sénateur progressiste, transforme Chenonceau en Hôpital Militaire pendant toute la durée de la Grande Guerre. Il prend à sa charge tous les frais de fonctionnement, comme à Noisiel, siège de la Chocolaterie Menier, où il installe un second hôpital.

Lors de la seconde guerre mondiale, la grande galerie de Chenonceau devient le seul accès vers la zone libre, la famille Menier facilite alors le passage clandestin de tous ceux qui fuient la tyrannie nazie. Le président américain, Harry Truman, en fait le lieu de sa première visite en France.
Ouvert à la visite depuis 1913 par la famille propriétaire, fidèle à son histoire, Chenonceau accueille toujours têtes couronnées, hommes d’état et personnalités.

 

Suite du séjour en pays de Loire
Suite du séjour en pays de Loire

Le jardin de Diane de Poitiers

Ce jardin est commandé par la Chancellerie, qui était la maison de l’Intendant de Catherine de Médicis. Deux allées perpendiculaires et deux autres en diagonale délimitent ainsi huit grands triangles de pelouse décorés de délicates volutes de santolines. Il a retrouvé en son centre le jet d’eau d’origine, comme au temps de Diane de Poitiers.

Les terrasses surélevées, qui protègent le jardin des crues du Cher, sont ornées de vasques et permettent de découvrir des arbustes, ifs, fusains, buis et lauriers-tin qui rythment les dessins des massifs. Plus d’une centaine d’hibiscus sur tiges y fleurissent en été. Entre ces arbustes, les plates-bandes de fleurs soulignent la géométrie rigoureuse de ce jardin.

Tout autour, des rosiers grimpants Iceberg habillent les murs qui soutiennent les terrasses.

Le jardin de Catherine de Médicis

 

 

Les allées du jardin Médicis permettent une magnifique vue sur la façade ouest du château. Son dessin repose sur cinq panneaux engazonnés, regroupés autour d’un élégant bassin de forme circulaire et ponctués de boules de buis.

A l’Est, le jardin est bordé d’une côtière surplombant la douve où sont palissés des rosiers « Clair-Matin ».

Rosiers tige et cordons de lavandes, taillées basses et arrondies, en dessinent l’harmonieux tracé. La perspective qui ouvre au Nord sur le Jardin Vert et l’Orangerie est due à Bernard Palissy.

Le château de Chenonceau est un château de la Loire situé en Touraine, sur la commune de Chenonceaux, dans le département d'Indre-et-Loire en région Centre-Val de Loire.

Chenonceau avec sa célèbre galerie à deux étages qui domine le Cher est l'un des fleurons de l'architecture du Val de Loire. Ses emprunts à l'Italie et ses caractéristiques françaises sont clairement perceptibles.

Dessin de Chenonceau après la construction du pont en 1559 et avant celle des galeries en 1576. À gauche, le petit châtelet qui abrite un pont-levis pour accéder aux jardins de la rive gauche du Cher.

Dessin de Chenonceau après la construction du pont en 1559 et avant celle des galeries en 1576. À gauche, le petit châtelet qui abrite un pont-levis pour accéder aux jardins de la rive gauche du Cher.

Suite du séjour en pays de Loire
Chambre de Catherine de Médicis

Chambre de Catherine de Médicis

 

Le château de Chenonceau au cours de la période romantique, vers 1845.

 

Le journaliste Henri Vuagneux du Figaro en reportage dans la Touraine à la fin du xixe siècle, décrit dans un article en date du 15 octobre 1890, l'état d'abandon du château de Chenonceau, alors propriété du Crédit foncier de France63. L'organisme financier décide l'exploitation commerciale de son acquisition et ouvre le domaine à la visite, moyennant « vingt sous »63, préfigurant ainsi le devenir de ce joyau du Val de Loire :

« Dans ces beaux châteaux de la Touraine, purs joyaux artistiques n'appartenant pas à l'État, il faudrait, ainsi que le faisait très justement remarquer en ces derniers temps un journal du matin, pouvoir intervenir en faveur de ceux qui s'en vont à la ruine et les sauver en dépit de leurs tenants.

Ainsi qu'Amboise, « Chenonceaux » vient d'être livré à l'abandon, depuis que Mme Pelouze en a été dépossédée, après avoir consacré trois millions à sa restauration. Le Crédit Foncier, auquel est échu ce beau domaine, semble se soucier fort peu du caractère qu'il doit lui conserver et a l'air de ne songer qu'à faire de Chenonceaux une exploitation commerciale, si l'on en juge par le ticket que, moyennant vingt sous, on octroie au visiteur dès qu'il se présente à la grille, aux amas de pierres et d'immondices disséminés dans les cours, aux herbes poussant à leur aise et aux champs d'avoine qui, depuis deux ans, ont remplacé, dans le parterre de Diane, les gazons et les massifs disparus.

La vieille porte de bois ne s'est pas refermée encore sur le promeneur aventureux, que celui-ci sent se serrer son cœur, tant l'air de tristesse et d'abandon qui l'entoure l'envahit aussitôt. Toutes les pièces des appartements paraissent avoir été mises au pillage par une bande affamée, pressée de s'enfuir. Sur les cloisons et les murs tous les clous sont adhérents encore, ayant conservé sous leur tête quelque lambeau de cuir de Cordoue, des tapisseries ou des tentures qu'ils étaient chargés d'assujettir.

Dans la galerie du Primatice qui servait de bibliothèque et contre les niches de laquelle, pour remplacer les marbres, aujourd'hui à Versailles, que Catherine de Médicis y avait installés, Mme Pelouze avait fait construire des armoires vitrées dans lesquelles s'alignaient ses belles éditions, livres et armoires ont naturellement disparu, celles-ci laissant même là, ainsi qu'une vente mobilière après décès dans la maison d'un pauvre homme, les pattes de fer qui les fixaient aux murs.

Dans la rotonde disposée autour de la fenêtre centrale de cette galerie placée sur le Cher et, comme un témoin du drame qui s'y est passé, on voit pendre encore, sur la longueur d'un mètre, l'amorce du fil télégraphique qui servait à M. Wilson, pour la facilité de sa correspondance avec l'Élysée !

À part quelques-unes des pièces du château, sur les murs desquelles les tentures de l'époque de François 1er, faites de toile peinte, n'ont pu être déplacées par crainte, vu leur état de vétusté, de ne pouvoir les détacher intactes, seule, la fameuse Galerie des fêtes, surchargée d'ornements inachevés, semble avoir échappé au désastre ; l'artiste, qui n'a pu achever son travail, n'a point eu même le temps d'enlever son échelle. On sait comment il s'est fait que les nombreux tableaux et portraits que contient cette galerie sont restés dans leurs cadres. Et dans la chapelle où elle espérait être ensevelie, Mme Pelouze n'a pas eu, paraît-il, assez d'instants à sa disposition pour faire placer la dalle de marbre destinée à sceller plus tard le caveau qu'elle s'était creusé ! Le trou est resté là, béant ! »

Château des Dames

 

L'histoire du château est marquée par les femmes qui en sont les propriétaires et les bâtisseuses, d'où son surnom de « château des Dames ». Une pièce du château est également dédiée aux filles et belles-filles de Catherine de Médicis, la chambre des Cinq Reines : Marie StuartMarguerite de FranceLouise de LorraineÉlisabeth d'Autriche et Élisabeth de France.

Le domaine de Chenonceau

Le Labyrinthe

Orangerie

Situé face au jardin vert, l'orangerie abritait à l'époque des orangers et des citronniers. Elle sert aujourd'hui de salon de thé et de restaurant gastronomique.

 

 

L'ensemble du domaine, propriété de la famille Menier, accueille

annuellement 850 000 visiteurs. Chenonceau est le monument

historique privé le plus visité de France.

 

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D
Harmonie des courbes, intelligence du bâti qui offre des lignes parfaitement maîtrisées. On y passerait bien plus qu'un court séjour...
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